Aperçu du marché, avantages, conseils, statuts et démarches administratives en Belgique.

Vous travaillez dans le marketing digital, la tech, la data… L’envie de devenir indépendant·e vous démange, mais il vous manque une petite pointe d’audace ? Trouvez ici l’élan et la motivation nécessaires pour vous lancer dans l’aventure du freelancing sans prendre de risque.

On ne vous apprendra rien si l’on vous dit que la pandémie a accéléré la transformation du monde du travail, aussi bien pour les employés que pour les entreprises : digitalisation, quête de sens, démission, réorientation professionnelle, manque d’effectif, chasse aux compétences, etc. Dans son sillage, les professionnels expérimentés sont de plus en plus à considérer le freelancing comme un choix de carrière attractif. Afin de sonder le milieu et de déterminer plus en profondeur les motivations et profils de ces nouveaux et nouvelles indépendants, Malt et BCG ont mené une large étude pendant l’été 2021. À travers le témoignage de 3 334 freelances en France, en Espagne et en Allemagne, ils ont pu mettre le doigt sur une communauté qui gonfle chaque jour : les freelances hautement qualifiés, œuvrant principalement dans le digital, au sein de la « Talent Economy ». 

Vous trouverez l’étude complète ici, mais voici déjà quelques faits et chiffres clés :

  • Trois bénéfices majeurs attirent les salariés vers le statut d’indépendant : autonomie, flexibilité et équilibre vie professionnelle-vie personnelle. 
  • Dans le secteur du digital, les salariés en CDI ont été 40 % à annoncer être en recherche d’un nouvel emploi et 73 % envisagent de changer de poste sous deux à trois ans (BCG : Decoding Digital Talent 2021).
  • Entre 2020 et 2021, le nombre de freelances inscrits sur Malt a grimpé de 39 %, avec un bond de 63 % dans les catégories de métiers auparavant perçus comme « établis » (chef·fe de projets et métiers supports, par exemple).
  • Avant de sauter le pas, ces « bébés » freelances ont accumulé 9 à 10 années d’expérience en tant qu’employés à temps plein. Leur âge moyen va de 37 ans pour la France à 43 ans pour l’Allemagne. 
  • Ils et elles sont majoritairement satisfaits de leur choix : 70 % des freelances souhaitent ainsi le rester.
  • Aujourd’hui en Europe, un quart des professionnels du numérique sont des freelances (données Eurostats). Un chiffre qui devrait continuer de grimper dans le cadre de ce que nous appelons chez Malt le « New Work Order » : la nouvelle révolution du monde du travail. 

Se lancer en tant qu’indépendant n’est donc pas « un truc de jeune », que du contraire. Les professionnels du digital (consultant analytics, social media manager, backend developers, data engineers, IT project managers) sont de plus en plus nombreux à s’y mettre. Qu’ils ou elles soient spécialistes du data-driven marketing, du SEO ou encore de l’UX, ces freelances hautement qualifiés conjuguent un vrai sens des enjeux business et des prédispositions en matière de tech. Des atouts qu’ils et elles mettent en application durant leurs missions et qui sont très recherchés par les PME. Car la montée en compétences est un défi majeur au sein des entreprises. Puiser dans l’immense potentiel des freelances les aidera à suivre le rythme d’un monde digital en mouvement permanent. 

Pourtant, certains de ces profils n’osent pas encore abandonner le salariat. Les barrières sont principalement les démarches administratives qui semblent insurmontables, ainsi que la peur de perdre des plumes financièrement. Afin de vous aider à sauter le pas vers le freelancing et dissiper vos craintes, voici les étapes clés à entreprendre avant de devenir indépendant.

1. Posez-vous les bonnes questions

Quel statut : indépendant à titre principal ou complémentaire ?

En Belgique, on peut être indépendant à titre principal ou complémentaire. Tant que vous n’aurez pas réponse à cette question, inutile d’aller plus loin dans vos démarches. 

La catégorie à laquelle vous souscrirez dépendra de votre situation, de votre projet et du temps que vous voulez lui consacrer. 

  • Vous serez indépendant à titre principal si votre activité indépendante est votre principale activité professionnelle, et donc votre seule source de revenus (logique, non ?). 
  • Vous serez indépendant complémentaire si vous avez simultanément un emploi à mi-temps en tant que salarié ou fonctionnaire. Si votre job actuel prévoit 38 heures de travail, vous devrez continuer à lui consacrer au moins 19 heures.

Les obligations administratives seront identiques, que vous optiez pour l’un ou l’autre statut. Mais alors, comment choisir ? En réfléchissant tout simplement à la place que vous souhaitez donner à cette nouvelle activité, et à votre degré d’audace. La liberté totale et les risques financiers plus importants ne vous effraient pas ? Alors, le statut principal est fait pour vous. Vous désirez garder un filet de sécurité ? Démarrer en tant qu’indépendant·e complémentaire vous permettra de tester la viabilité de votre projet tout en conservant votre source de revenus principale. 

Quelle forme juridique : personne physique ou société ?

La deuxième question à laquelle vous devez répondre est de savoir si vous allez vous établir en tant qu’entreprise individuelle (personne physique) ou en société. Ce choix aura des conséquences sur vos revenus, la tenue de la comptabilité et vos responsabilités. 

  • Entreprise individuelle : il s’agit de la manière la plus rapide de se lancer, car les procédures et l’administration sont grandement simplifiées, et elle ne nécessite pas de capital de départ.
  • Société : que vous la montiez seul ou avec d’autres personnes, la démarche est plus lourde : vous devez disposer d’un capital minimum, faire intervenir un notaire, rédiger un plan financier, etc. 

En résumé, il est plus sage d’opter pour une entreprise en personne physique si vous voulez vous lancer rapidement, sans trop de frais ni de paperasse. Bon à savoir : vous pourrez passer en société par la suite si nécessaire. Rien n’est gravé dans le marbre. Vous trouverez plus d’informations ici.

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2. Quittez votre job actuel (ou pas)

En fonction de votre choix de statut, il va maintenant falloir prendre le taureau par les cornes : annoncer à votre entreprise que vous quittez (au moins partiellement) votre poste de salarié actuel. Compte tenu de l’essor du freelancing, c’est généralement assez bien vu, voire encouragé. 

Si vous optez pour le statut d’indépendant complémentaire et que tout se passe comme prévu, vous continuerez à percevoir un salaire fixe, et disposerez de plages horaires libres pour développer votre portefeuille client, peaufiner votre projet, suivre des cours du soir ou des formations. En outre, le statut complémentaire bénéficie de plusieurs avantages puisque vous conserverez vos droits sociaux via votre statut de salarié (sécurité sociale, vacances, pension, à indemnités de maladie, allocations familiales, etc.) et que vos cotisations sociales seront moins élevées. Et si la décision de devenir indépendant complémentaire ou principal est importante, rassurez-vous, elle n’est pas définitive. C’est tout à fait possible, durant votre carrière, de passer de l’un à l’autre.

Si vous optez pour le grand saut (indépendant à titre principal), dites-vous qu’il y a de bonnes chances pour que votre boîte ait encore besoin de vos services, mais en tant que consultant sur des missions ponctuelles. Ou les clients pour qui vous travailliez via votre ancienne boîte. Bref, ça ira, ne vous en faites pas. 

3. Entreprenez les démarches administratives

Maintenant que tout est clair dans votre esprit, il vous reste à effectuer plusieurs démarches administratives indispensables, identiques aux deux statuts (principal ou complémentaire).

Bon à savoir : toutes ces obligations peuvent être réglées par un guichet d’entreprise.

Inscription à la Banque-Carrefour des entreprises (BCE)

Même en personne physique, un indépendant est une « entreprise » et a donc absolument besoin d’un numéro d’entreprise afin d’être enregistré dans la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE). Pour l’obtenir, il faut introduire une demande. À ce numéro d’identification unique de 10 chiffres sont liées toutes les informations de base comme le nom de votre entreprise, son adresse, ses activités, etc.

Identification auprès de la TVA

S’enregistrer à la TVA est obligatoire pour tous les indépendants à titre principal ou complémentaire qui souhaitent émettre des factures. Le numéro de TVA est le même que celui de votre entreprise, précédé de « BE ». C’est également lors de votre demande d’identification à la TVA qu’un régime de taxation devra être choisi, qui déterminera vos droits et obligations. Vous trouverez toutes les infos sur les démarches et les différents régimes TVA ici.

Affiliation à une Caisse d’assurances sociales

En tant que salarié, c’était votre employeur qui veillait au paiement de vos cotisations ONSS en les prélevant sur votre salaire. En tant qu’indépendant, c’est vous qui en êtes responsable : vous les payez chaque trimestre à votre Caisse d’assurances sociales. C’est elle qui s’occupe du calcul et de la perception de vos cotisations sociales, puis du versement de celles-ci aux autorités. L’État va ensuite utiliser ces cotisations pour votre protection sociale. S’affilier est absolument obligatoire, mais vous pouvez choisir auprès de quelle caisse d’assurances sociales pour travailleurs indépendants vous désirez souscrire.

5. Trouvez vos clients

Vous avez passé toutes ces étapes ? Dites-vous que la partie la plus difficile et la moins excitante est derrière vous. Maintenant, il va falloir trouver des clients, c’est-à-dire des entreprises ou personnes qui ont besoin de vos compétences. La bonne nouvelle, c’est que Malt est là pour vous réunir. 

Notre plateforme simple et sécurisée se pose comme un lieu d’opportunités, de choix et d’expertise pour les freelances et entreprises. Elle propose des outils pour faire matcher les profils d’indépendants et les offres de mission. Plus de 100 métiers du consulting et du digital y sont représentés, et 50 000 entreprises ont choisi Malt pour trouver leurs freelances.

Comment ça fonctionne ?

  • Vos missions, vos conditions : en fonction de vos envies, vous choisissez vos missions et vous définissez vos prix, vos préférences de travail, et vos disponibilités. C’est vous qui êtes aux commandes.
  • Traitez en direct : sur Malt, les clients vous contactent directement pour vous proposer des missions. Libre à vous d’accepter ou de refuser. Il n’y a pas d’intermédiaires.

Si vous vous lancez en tant qu’indépendant complémentaire à côté de votre job, il se peut que vous vouliez passer inaperçu aux yeux de vos employeurs actuels. Pas de soucis, Malt got your back ! En créant votre profil, vous pouvez simplement choisir de ne pas mettre votre nom complet. Un semi-anonymat qui vous permettra de commencer à vous créer un réseau sans ameuter la planète entière (et votre boss). Vous pouvez également choisir vos disponibilités, et vous mettre en « off » jusqu’à une certaine date (la fin de votre préavis, par exemple). Malt commencera à afficher votre profil dans les résultats de recherche un mois avant la fin de cette période, pour vous assurer une arrivée en grande pompe !

Créez votre profil sur Malt et démarrez votre carrière de freelance en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. En route vers la liberté !