Plus que jamais, la crise Covid-19 remet en cause notre pouvoir du choix. Devoir faire ses courses avant 18h, ne pas pouvoir se rassembler en famille ni même prévoir de vacances à l’étranger : les mesures restrictives imposées depuis maintenant plus d’un an par le gouvernement limitent bel et bien nos activités quotidiennes. À contrario et contre toute attente, le travail qui jusqu’à présent fonctionnait sur un modèle cadré semble ouvrir le champ des possibles. Choisir où travailler, comment et avec qui sont des questions que l’on peut en effet désormais se poser. À travers cet article, nous avons tenté de décrypter les tendances qui constitueront le travail de demain. Alors, au boulot !

Choisir comment travailler   

La crise Covid-19 a changé la donne concernant le télétravail. D’après une étude publiée par l’Insee, pendant le confinement, 80% des personnes ayant travaillé depuis leur domicile l’ont fait pour au moins la moitié de leurs heures de travail ; en 2019, 30% des personnes étaient dans ce cas. Une nouvelle organisation qui séduit les français, pour qui le futur du travail s’annonce hybride.

Pour Louidgy Dona, IT Manager chez Malt, le fait de télétravailler permet aussi un vrai gain de temps, qui lui a d’ailleurs permis de lancer son activité de consulting et de formation à côté de son emploi.“Avec le télétravail, j’ai davantage de marge de manœuvre sur mon emploi du temps. Le temps que je pouvais perdre dans les transports en commun pour me rendre au bureau est désormais du temps gagné pour avancer sur mes projets personnels”explique t-il.

Choisir où travailler 

Le confinement a constitué une période particulièrement propice à l’introspection et les envies de grands espaces se font de plus en plus ressentir. La généralisation du télétravail aidant, les français reprennent désormais le choix sur leur lieu d’habitation. Selon une étude Cadremploi publiée en août 2020, les cadres parisiens sont d’ailleurs 83% à envisager une mobilité régionale. 

Pour l’entreprise aussi, la liberté de choix s’accentue avec la crise. Ces dernières sont en effet nombreuses à repenser leurs espaces de bureaux : moins de surface mais des environnement de travail de meilleure qualité et qui favorisent la sociabilité. 

C’est notamment le choix qu’a fait l’organisme de formation en ligne à destination des entrepreneurs, LiveMentor : “À la fin du premier confinement, une discussion s’est ouverte très naturellement entre les équipes et la direction au sujet de la localisation de l’entreprise. Plusieurs personnes ont ressenti l’envie de se rapprocher du soleil et de la mer, et comme nous avons l’habitude de travailler à distance, nous avons fait le pari d’ouvrir un bureau à Aix-en-Provence. Désormais, notre Directrice Générale et une grande partie de l’équipe commerciale vit et travaille là-bas. Les équipes ont un cadre de vie extraordinaire et cette démarche s’intègre aussi pleinement dans notre volonté de participer à la redynamisation des régions” nous explique Masha Chatiaeva, Directrice du Marketing de LiveMentor.

Choisir avec qui travailler 

Avec la crise, les entreprises n’ont pas eu d’autres choix que d’accélérer leur transformation digitale. Création de sites e-commerce, mise en place de service de click & collect, etc. : les entreprises ont fait appel, pour certaines pour la première fois d’ailleurs, aux freelances. Un choix d’abord guidé par l’urgence de la situation qui a pour bénéfice d’encourager les entrepreneurs à faire appel à des ressources externes. Résultat : nous avons d’ailleurs observé chez Malt une demande croissante d’experts Tech, particulièrement sur les métiers liés à l’infrastructure et à la sécurité, des experts du marketing sur des métier liés au contenu, au SEO et à la communication de crise, en design notamment pour les UI et UX designers et enfin les métiers des ressources humaines.

Pour Capucine Grenom, Community & Social Media Manager en freelance sur Malt, c’est le confinement qui lui a donné envie de sauter le pas vers le freelancing. “J’avais toujours eu en tête l’idée qu’un jour je travaillerai à mon compte et la crise du Covid19 a accéléré les choses. Je n’avais pas d’inquiétude sur le fait de me lancer pendant cette période, au contraire, j’y ai vu une opportunité : aujourd’hui les employés coûtent cher aux entreprises et j’ai senti qu’elles feraient de plus en plus appel à des freelances dans leurs missions quotidiennes”. Un pari réussi puisque Capucine s’est inscrite sur Malt le 3 juillet et débutait sa mission à temps plein pour le groupe CDiscount le 15 août. 

Plus que jamais les lignes bougent, la liberté de choix et l’indépendance s’imposent comme des besoins fondamentaux. Pour un New Work Order en faveur du bonheur et du bien-être.