Liberté, flexibilité, rémunération… voilà autant de facteurs qui poussent certains salariés à quitter leur CDI pour devenir freelance. Une tendance d’autant plus observée chez les consultants en ESN (Entreprise de Service Numérique, anciennement SSII). Ces travailleurs, hautement qualifiés et déjà habitués à réaliser des missions spécifiques chez des clients, sont de plus en plus à tenter l’aventure freelance. Cependant, cette transition peut faire peur : créer son entreprise, gérer ses démarches administratives, trouver ses missions… Voici 5 conseils pour réussir sa transition d’une ESN au freelancing. 

Conseil n°1 – Savoir pourquoi on se lance en freelance : quels avantages, quels inconvénients, quels changements ? 

Si passer d’une ESN au statut de freelance ne modifie pas le déroulement concret de vos missions, cela implique tout de même des changements quotidiens non négligeables. Pour les appréhender au mieux, il est important de peser le pour et le contre, afin de savoir si ce statut et ce choix de vie sont faits pour vous. Deux aspects majeurs se distinguent :

  • La liberté. Quitter le monde des ESN pour le freelancing permet de gagner en flexibilité et en liberté concernant le choix des missions. En effet, les freelances disposent du choix de leurs clients, ils fixent leurs propres horaires et jours travaillés, ils peuvent choisir les technologies sur lesquelles ils souhaitent se pencher, ils vérifient leur adéquation avec la mission avant de se lancer, etc. Néanmoins, cela s’accompagne d’un nécessaire travail de prospection et de gestion administrative ainsi que divers changements en termes de protection sociale (cf conseil n°3), pouvant être source de stress supplémentaire. Cependant, ces évolutions sont loin d’être insurmontables : elles dépendent surtout des appétences de chacun et il existe bien des manières d’être accompagné. 
  • La rémunération. Un autre facteur clé qui pousse certains à effectuer cette transition vers le freelancing est une gratification plus importante et un gain de transparence. En effet, en devenant freelance, les intermédiaires disparaissent et certains disent gagner 2 voire 3 fois plus, tout en sachant exactement le prix auquel ils vendent leurs services. Cela requiert néanmoins de savoir fixer un TJM à sa juste valeur (taux journalier moyen), ainsi que de prendre du temps, non rémunéré, pour trouver des missions, gérer ses tâches administratives, et voire se consacrer à un projet personnel ou bénévole. Le choix du freelancing est donc un véritable changement de style de vie qui doit trouver son équilibre et qui ne peut pas être motivé uniquement par un aspect financier.

Conseil n°2 – Choisir ses statuts, créer son entreprise et se préparer aux démarches administratives.

Vous devez tout d’abord choisir le statut d’entreprise adapté. Pour se faire, il est important de bien s’informer au préalable sur les différents statuts qui existent (micro-entreprise, entreprise individuelle, EIRL, SASU…) et qui correspondent à vos besoins et objectifs de carrière. Une fois le statut d’entreprise choisi, il faut l’immatriculer, établir ses CGV,  se préparer à rédiger des contrats, obtenir une attestation de vigilance… 

S’entourer peut être une solution pour transiter en douceur d’une ESN au freelancing. Cela peut notamment passer par le portage salarial, solution à mi-chemin entre l’entreprenariat et la salariat, permettant de conserver certains avantages salariaux comme une couverture sociale, et de développer une activité professionnelle indépendante. De même, vous pouvez prendre conseil auprès de freelances ayant réalisé la même transition, notamment à l’occasion d’After Malt, ou lire des témoignages (comme celui de Peter Tamas, directeur de projet, freelance après avoir longtemps travaillé en ESN). Vous pouvez aussi utiliser les services d’une entreprise spécialisée dans l’accompagnement des démarches administratives (création d’entreprise, déclaration fiscale…), comme par exemple Numbr pour la comptabilité. Malt aide également les freelances sur ces questions en proposant des ateliers légaux, des articles, une FAQ … et est alors un bon allié pour se lancer en tant que freelance.

Il faudra également penser à s’occuper de sa comptabilité et de sa fiscalité. Beaucoup réussissent à faire cela seul, mais il ne faut pas hésiter à s’accompagner des services d’une entreprise si on le souhaite, surtout au début de la transition. Malt organise régulièrement des événements avec des partenaires, notamment sur des sujets de comptabilité, pour aider les freelances dans la gestion de leur quotidien. 

Conseil n°3 – Se doter d’une mutuelle et d’une prévoyance. 

Pour les indépendants, avoir une mutuelle et une prévoyance est facultatif, mais néanmoins très important. Si la mutuelle est déjà une question bien connue des ex-salariés, ce n’est pas le cas pour la prévoyance, permettant le maintien des revenus lors d’un arrêt maladie ou de travail. Vous devez donc veiller à bien vous informer, notamment pour tout comprendre à la prévoyance pour les freelances, et à souscrire à ces couvertures essentielles. Malt a par exemple développé un partenariat avec Wemind, pour faciliter l’accès à la protection des freelances. En effet, Wemind est une entreprise proposant des offres de mutuelle, de maintien des revenus, de RC pro et de comité d’entreprise pour les indépendants.

Conseil n°4 – Préparer la recherche d’entreprise cliente.

En tant qu’indépendant, vous aurez également à gérer vous-même la prospection et le démarchage d’entreprises clientes, et cela se prépare même avant la transition effective. Il faut tout d’abord prévenir et préparer son réseau à cette transition (notamment via LinkedIn). En effet, certains clients d’ESN, qui ont apprécié collaborer avec vous, souhaiteront peut-être collaborer à nouveau avec vous par la suite (veuillez toutefois à bien vérifier les clauses de non-concurrence). 

Parallèlement, pour trouver des missions, vous pouvez également vous inscrire sur Malt. De fait, vous pourrez trouver aisément et rapidement des missions, et cela en toute sécurité (Malt vérifie les documents, réalise des accompagnements…). De plus, créer votre profil vous permettra de définir plus clairement vos atouts, et de comparer votre TJM au reste du marché. Tout cela vous permettra de trouver plus rapidement vos marques dans le milieu du freelancing, ainsi que de trouver plus de missions. 

Mais encore, il faudra apprendre à convaincre les clients de collaborer avec vous. Cela revient à apprendre à se pitcher, savoir comment se valoriser et se mettre en avant, bien connaître l’entreprise-cliente… Cette étape, nouvelle pour vous, est centrale. 

Conseil n°5 – Oser sauter le pas, et penser à s’entourer. 

La plupart des freelances ne regrettent pas d’avoir réalisé cette transition. De plus, elle est bien entendue réversible si ce statut ne vous convient pas : beaucoup alternent les différents statuts au cours de leur carrière. Ainsi, n’hésitez plus à sauter le pas ! 

Néanmoins, s’entourer, échanger et s’informer restent très importants avant de devenir freelance. Vous pouvez trouver de nombreux témoignages en ligne, notamment sur notre Ressource Center. Vous pouvez également écouter des podcasts, lire des articles, visionner des reportages, vous abonner à des newsletters… De même, il existe aussi des réseaux spécialisés dans cette transition (comme Hackyourjob par exemple), qui permettent d’échanger avec des gens ayant fait ce parcours. Ces échanges et retours d’expérience sont cruciaux pour cerner les divers aspects de cette transition, et les raisons de se lancer !