D’après le Conseil d’Orientation des Retraites, on perd jusqu’à 50% de ses revenus lorsque l’on part à la retraite. Ce chiffre atteint même -60% pour les indépendants. Cotiser à titre individuel est donc devenu une nécessité pour ne pas se retrouver en situation de précarité à la retraite. Assurer son futur, celui de ses enfants, garantir sa retraite sont des éléments qui peuvent parfois freiner l’envie d’indépendance. 

Alors qu’en est-il vraiment ? Est-ce qu’on cotise en tant qu’indépendant ? Quel impact sur sa retraite lorsque l’on devient freelance après des années de salariat ? Notre partenaire Caravel vous répond !

-> Estimation personnalisée de ma retraite d’indépendant

1. Comment fonctionne la retraite en France

Dans une période très incertaine quant à l’avenir du système de retraite en France, nous vous proposons de faire le point sur ce qu’il en est à l’heure actuelle. 

a. Fonctionnement général

Afin de calculer votre retraite, deux éléments obligatoires sont à prendre en compte : le régime général et les complémentaires obligatoires. Ces deux composantes vous permettront d’avoir une idée de la retraite dont vous pourrez bénéficier sans plan épargne retraite individuel

Le régime général

L’âge

Aujourd’hui, il est possible de prendre sa retraite à partir de 62 ans si l’ensemble des trimestres ont été validés (172 au total soit 43 ans si on est né après 1973). Vous validez des trimestres grâce à un salaire, un revenu ou un chiffre d’affaires minimum (trimestriel) de 1585,50€ en 2022.

Le calcul

Afin de calculer le montant de la pension que vous toucherez à la retraite, il faut prendre en compte la moyenne de votre revenu sur les 25 meilleures années de votre vie professionnelle (tous statuts confondus). 

Si vous avez validé l’ensemble de vos trimestres, un taux de 50% sera appliqué. Si tous vos trimestres ne sont pas valisés, le taux à appliquer sera inférieur.

Exemple simplifié : vous avez cotisé durant 43 ans, votre revenu moyen (sur 25 ans) est de 2 000€. Vous toucherez donc une retraite grâce au régime général de 1 000€ (2 000€*50%). 

A noter : quelques soient vos revenus la pension versée par le régime générale est plafonné à 1714€ par mois. Vous ne toucherez jamais plus de 1714€/mois de pension à la retraite grâce au régime général, même en ayant gagné plus de 5000€/mois. A cela viennent s’ajouter les régimes complémentaires.

Le régime complémentaire obligatoire

Au régime de retraite général vient s’ajouter le régime complémentaire obligatoire. Il est géré par les partenaires sociaux. Si vous avez été salarié par exemple vous étiez rattachés à l’AGIRC ARRCO pour la retraite complémentaire obligatoire. En tant que freelance vous cotiserez (sous minimum de revenu) à d’autres régimes complémentaires (exemple : CIPAV pour certains micro-entrepreneurs). Le régime complémentaire ne fonctionne pas en validant des trimestres mais permet d’acquérir des points. Ces points sont convertis en numéraire à la retraite. Vous cotisez à ce régime complémentaire obligatoire et vous n’avez pas d’actions particulières à mettre en place de votre côté. En savoir plus.

b. Quelles sont les spécificités de la retraite des indépendants

Il est important de préciser que malgré de nombreux a priori, les indépendants cotisent (sous certaines conditions) à la retraite.

Si vous êtes TNS (c’est-à-dire entrepreneur individuel, gérant d’EURL, gérant majoritaire de SARL, ou encore associé de SNC) vous devez percevoir un revenu minimum de 1585,50€. Si vous êtes assimilé salarié (SASU,SAS) vous devez percevoir un salaire minimum de 1585,50€. 

Pour les micro-entrepreneurs exerçant une activité libérale non réglementée soumises aux BNC, les minimums de chiffre d’affaires à déclarer pour valider des trimestres de retraite sont les suivants : 

1 trimestre 2 trimestres 3 trimestres 4 trimestres
2 880 €  5 062 € 7 266 € 9 675 €

Pour en savoir plus, consultez  -> le fonctionnement de la retraite en auto-entreprise

Attention : si vous êtes en SASU et que vous vous rémunérez uniquement en dividendes vous ne cotisez pas pour la retraite car vous ne remplissez pas les conditions de revenus minimum. Il faut donc impérativement souscrire à des solutions complémentaires volontaires pour compenser (voir 2. de cet article). 

Hormis le fait de devoir assumer l’entièreté de ses cotisations (pas de répartition entre employeur et salarié), la principale différence au niveau de la retraite lorsque l’on devient indépendant après avoir été salarié c’est que vous n’aurez pas de plan épargne retraite mis en place par votre ex-employeur (PERCO, PERP,…). C’est à vous de mettre en place votre propre protection au-delà des régimes obligatoires. Nous verrons donc en seconde partie les solutions qui s’offrent à vous.

c. Pourquoi tant d’incertitudes et de débats sur les retraites en France ? 

81% des français entre 25 et 45 ans pensent qu’ils n’auront pas de retraite. Pourquoi perd-on confiance dans le système ? Premièrement l’espérance de vie qui s’allonge et ainsi le temps passé à la retraite. Deuxièmement, l’évolution du ratio travailleurs actifs / retraités. Il était supérieur à 4 actifs pour un retraité dans les années 70, il est inférieur à 2 aujourd’hui. Cela pose de nombreuses problématiques sur le financement du régime. 

A cela s’ajoute un décalage qui se creuse entre les institutions et le monde du travail.  Créées en 1945, le système de retraite actuel avait été pensé pour des travailleurs qui restaient salariés toute leur vie dans la même entreprise ou qui étaient indépendants toute leur vie. L’évolution de notre rapport au travail et la fin de la linéarité des carrières créent un décalage et une tension entre les instituations et le terrain.

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2. Comment conserver une sécurité pour son futur en tant qu’indépendant ? 

On constate aujourd’hui qu’il n’existe plus de carrières linéaires et que l’on a de plus en plus des vies en plusieurs phases et non plus en trois phases. Comme le décrit Laëtitia Vitaud dans son ouvrage Du Labeur à l’Ouvrage, le schéma traditionnel autour duquel les individus organisent leurs vies est devenu obsolète : la formation, puis la vie professionnelle et enfin la retraite. Il est de plus en plus courant d’avoir des moments de pause (congés parentaux, reconversions professionnelles, formations, rupture de contrat, création de sa propre activité,…).

1. Cotiser à titre individuel est devenu une nécessité.

D’après le Conseil d’Orientation des Retraites, on perd jusqu’à 50% de ses revenus lorsque l’on part à la retraite. Ce chiffre atteint même -60% pour les indépendants. Cotiser à titre individuel est donc devenu une nécessité pour ne pas se retrouver en situation de précarité à la retraite.

Vous  pouvez envisager d’acheter votre résidence principale, d’investir dans l’immobilier locatif, d’investir en bourse,… L’idée à retenir est la suivante : il faut toujours conserver un matelas de sécurité d’argent disponible (sur des livrets A ou LDDS par exemple) afin de pallier aux imprévus (de 3 à 6 mois de revenu environ).

Ensuite, il est conseillé de placer son argent et de diversifier ses investissements pour le futur (moyen et long terme). 

b. L’investissement dédié à la retraite : le Plan Epargne Retraite

Depuis 2019 et la loi Pacte, le gouvernement français a souhaité simplifier les dispositifs d’épargne retraite volontaire. Tous les anciens produits dédiés PERCO, Madelin, article 83,… ont été intégrés à un seul produit : le Plan Epargne Retraite.  

Ce produit financier qui complète des contrats type assurance-vie ou PEA par exemple est le seul contrat dédié à la préparation de la retraite. Il fonctionne avec une phase d’épargne : on met de côté lorsque l’on travaille puis une phase de rente : on récupère ce que l’on a mis de côté avec des intérêts au moment de son départ à la retraite. On peut récupérer cette somme en une seule fois ou en un montant défini chaque mois. 

Cet argent est bloqué pour la retraite (sauf cas exceptionnels : achat de sa résidence principale, accidents de la vie, liquidation judiciaire de son entreprise, fin des allocations chômage,…).

L’intérêt ? Contrairement à un livret A sur lequel l’argent est disponible à tout moment, votre argent va générer des intérêts bien plus intéressants (1% pour un livret A versus 5% en moyenne pour le PER Caravel sur les 10 dernières années). L’effet temps est exponentiel et vous permettra de gagner sur le long terme.

En savoir plus sur la retraite complémentaire des indépendants

Attention : lorsque vous choisissez votre contrat il faut faire attention aux frais appliqués (ne prenez jamais de contrat qui vous impose des frais de versements, des frais d’entrée ou de sortie. Pensez aussi à la flexibilité proposée (possibilité de modifier ses versements)

c. De l’importance d’épargner responsable

Imaginer que notre épargne dort tranquillement dans un coffre fort au sous-sol de la banque est une image rassurante. Elle est rassurante et facile à imaginer alors que les schémas de flux financiers paraissent souvent incompréhensibles. 

Pourtant, notre épargne est plus qu’une ligne sur un relevé puisqu’elle finance l’économie réelle. L’épargne est investie afin de vous générer les fameux intérêts évoqués plus haut et de faire fructifier votre argent. C’est également votre épargne qui va servir à financer des projets et des entreprises. 

Le secteur est tellement opaque qu’il est souvent bien difficile de savoir où est investi notre argent. Faites l’exercice avec votre conseiller bancaire, s’il sait vous répondre, gardez-le précieusement c’est une exception. 

Il est important de prendre conscience que l’argent mis de côté peut servir à financer des projets et des entreprises qui peuvent être en contradiction avec vos valeurs. Chercher de la transparence et de la traçabilité est donc essentiel lorsque l’on parle d’épargne retraite, car pourquoi investir pour un futur si on n’est plus là pour en profiter ? Vous avez un réel pouvoir avec votre épargner et ça, on l’oublie trop souvent.

Ne pas se lancer en freelance pour garder la sécurité de son statut salarié ne doit plus vous faire peur car des solutions existent pour s’assurer une protection équivalente, que ce soit sur la mutuelle, la prévoyance, et même la retraite. Tout un éco-système se construit pour répondre à vos besoins de freelances, Malt s’engage avec eux pour vous permettre de vous concentrer sur vos missions et le développement de votre activité. Sur ce dernier point, il est tout à fait possible et même nécessaire de cotiser et de se constituer un complément de revenu au moment de changer de statut professionnel. A vous maintenant de choisir la meilleure façon de le faire !

🌟 Caravel est partenaire de Malt

“Chez Caravel nous avons une conviction : il est impensable de laisser des gens qui ont travaillé toute leur vie en situation de précarité à la retraite. Caravel s’est fixé une mission : garantir une retraite à tous dans un monde vivable. Simple et engagée, la retraite complémentaire Caravel permet de se constituer un complément de revenu pour le jour où l’on cesse de travailler.”

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