Convaincus qu’accompagner les freelances dans la construction de leur carrière c’est aussi les aider à bien se couvrir, que ce soit au niveau de leur santé, de leurs revenus ou de leurs activités, Malt et Wemind – néoassurance spécialisée pour les indépendants, freelances et entrepreneurs – ont choisi de s’associer afin de proposer une couverture au prix juste. Un partenariat né d’une rencontre évidente entre Camille Léage, Head of Community chez Malt et Magaly Fréon, Head of Sales chez Wemind, ayant toutes deux une vision “terrain” des besoins et aspirations des indépendants. Car si pour les salariés, le sujet de la protection sociale n’en est plus un, pour les freelances, celui-ci reste épineux. Nous avons rencontré Camille et Magaly afin d’en savoir plus sur l’origine de ce partenariat et pour connaître les problématiques auxquelles font face les indépendants en matière de protection. Elles nous expliquent.

Quel est le contexte concernant la couverture santé des indépendants ? À quels problèmes majeurs font-ils face en termes de protection ?

Magaly. Lorsqu’on est indépendant, il faut rappeler qu’on a droit aux remboursements de la Sécurité Sociale au même titre que les salariés. Si on compare avec d’autres pays, par exemple les Etats-Unis, ce n’est pas du tout la même chose : un salarié dispose d’une assurance santé via son employeur tandis que les freelances n’en ont pas du tout, et les assurances individuelles sont très chères. 

Étant donné que nous avons la Sécurité Sociale en France, il y a une bonne couverture de base pour tout le monde. Ensuite, quand on est salarié, l’entreprise souscrit une mutuelle et une prévoyance collective. Par contre, pour un freelance, c’est facultatif.

Chez Wemind, on a construit une offre complète (mutuelle, maintien des revenus, et RC Pro) qui permet d’être aussi bien couvert qu’un salarié d’un grand groupe avec le même rapport qualité/prix. Notre offre est aujourd’hui assez connue dans le monde du freelancing, mais on est tout de même confrontés à une difficulté récurrente concernant le maintien des revenus (prévoyance). Généralement, les freelances qui nous contactent pensent surtout à la mutuelle, ce qui est très bien, mais négligent l’intérêt du maintien des revenus. Or, c’est une couverture que je considère comme vitale pour un freelance. Rendez vous compte : si un freelance tombe gravement malade à l’âge de 30 ans, la communauté Wemind lui versera l’intégralité de ses revenus jusqu’à l’âge de la retraite, soit une somme comprise entre 1 et 2 millions d’euros. Ce n’est pas rien.

Camille. Nous le remarquons également chez Malt, les freelances ne se penchent sur le sujet de la prévoyance que lorsqu’ils leur arrivent un accident grave ou lors d’un arrêt de travail prolongé. Nous avons par exemple rencontré des femmes, habituées à la protection sociale du salariat et fraîchement devenues freelances, qui se demandaient comment conjuguer congé maternité et freelancing. Nous voulons donc sensibiliser et éduquer les freelances autour des sujets de mutuelles et de prévoyances, afin qu’ils ne se retrouvent pas dans de telles situations. C’est pour cela que nous mettons en place un partenariat avec Wemind.

Pourquoi et comment Malt et Wemind ont choisi de s’associer ? 

Camille. Le Community first est l’une des quatre valeurs fondatrices de Malt, et est bien entendu au cœur de l’action de Wemind. De plus, nos deux entreprises sont engagées, et attachent une importance particulière à prendre soin des freelances.  Par exemple, durant le confinement, nous avons ouvert les Malt Academy, qui n’étaient à la base qu’un programme de peer-learning en interne. En deux jours, nous avons créé un site web organisant des sessions de formations ouvertes à tous, animées par des membres de l’équipe Malt comme des freelances. Nous avons organisé au total 240 sessions devant un total de plus de 36 000 participants, ce qui nous a permis de rester très proche de notre communauté durant cette période difficile. 

Magaly. Je ne peux qu’abonder dans ce sens. Pour nous aussi, la crise du Covid a été l’occasion d’incarner nos valeurs. En 2020, nous avons reversé l’intégralité de nos bénéfices dans un fonds de solidarité pour aider ceux qui étaient les plus en difficulté, notamment car ils ne bénéficiaient pas des aides de l’Etat. Depuis cette même époque, nous soutenons également le syndicat Indépendants.co qui a donné beaucoup de visibilité aux indépendants durant toute la crise, et qui continue aujourd’hui à faire valoir les droits des indépendants.

Quelle vision portez-vous sur l’avenir du freelancing ? 

Camille. Les confinements ont considérablement accéléré la démocratisation du télétravail, et la volonté de pouvoir choisir où, quand, comment et avec qui travailler. Parallèlement, cela a accru les besoins d’agilité et de flexibilité des entreprises, tout comme leur nécessaire transition numérique. Ainsi, le freelancing permet aux entreprises de trouver les talents pénuriques qualifiés dont elles ont besoin pour des missions ponctuelles, tout en répondant aux évolutions du marché du travail. Le freelancing est donc pour moi une évolution inévitable de l’économie. Cette tendance est souhaitable pour les entreprises à la recherche de talents comme pour les travailleurs avides de liberté. On traverse également un moment historique, où pour la première fois, les pouvoirs publics ont créé un fonds de solidarité ouvert aux indépendants, et mènent un plan pour ces derniers. Ce plan, actuellement en cours, vise à simplifier les statuts et les démarches des indépendants qualifiés, tout en accroissant leur protection. Ainsi, les sujets de protection et de création d’un environnement législatif propice au travail des indépendants entrent dans l’agenda politique, et cela est pour le mieux !  

Magaly. Effectivement, les choses bougent pour les indépendants, et la crise a indéniablement eu un effet d’accélération, comme l’a souligné Camille. Chez Wemind, on pense que ce sont les indépendants eux-mêmes qui doivent s’emparer de leurs droits, c’est pour cela qu’on soutient le syndicat Indépendants.co, auquel on reverse une partie de nos bénéfices. C’est notamment grâce à l’action de ce syndicat, qui a fortement œuvré pour les droits des indépendants pendant la crise, que l’on constate une prise de conscience générale de la société, des hommes politiques et des freelances eux-mêmes. Nous sommes aussi très satisfaits des mesures du Plan Indépendants parce qu’elles vont toutes dans le bon sens, vers plus de simplification et plus de droits. Mais on pense surtout que ça ne va pas s’arrêter là, l’évolution des droits des indépendants prendra encore au moins 10 ans et que la parole doit avant tout être donnée aux indépendants eux-mêmes, quels que soient leurs métiers ou leur zone géographique. Donc, pour l’instant, chaque petit pas est bon à prendre !

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