Si les métiers de la Tech restent pour beaucoup obscurs, pour Nadia développeuse back-end et freelance sur Malt depuis décembre 2019, la clé de la réussite pour mener à bien une mission réside justement dans la transparence que l’on instaure dès les premiers échanges avec un client. Une méthode qui a porté ses fruits puisqu’en seulement un an, Nadia affiche déjà sur son profil les trois échelons de notre programme “Super Malter”. Nous l’avons rencontrée afin d’en savoir plus sur son parcours et son expérience en tant qu’indépendante. 

Hello Nadia, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours ? 

Je m’appelle Nadia et je suis développeuse back-end en freelance. J’ai un parcours assez “classique” pour un développeur : après le bac, j’ai intégré une école d’informatique en 5 ans avec mes dernières années en alternance que j’ai effectuée au sein de la filiale innovation du groupe La Poste. 

Durant ces années d’alternance, j’ai eu l’opportunité de travailler sur un projet d’innovation : une solution bancaire pour les enfants âgés de moins de 12 ans appelé Jaab. Ce projet nous a d’ailleurs conduit jusqu’au CES (Consumer Electronics Show). Nous avons ensuite été soutenus financièrement par La Poste pour travailler à temps plein sur ce projet pendant toute une année. C’était une expérience particulièrement enrichissante, malheureusement à la fin de l’année nous n’avions plus les ressources financières pour continuer à le développer, c’est pourquoi j’ai quitté le groupe et sauté le pas vers le monde du freelancing.

Comment s’est déroulée ton inscription sur Malt ? 

C’est un ancien collègue devenu freelance qui utilisait Malt depuis déjà un moment qui m’a conseillé de m’y inscrire. Si l’inscription est très rapide, j’ai pris le temps de compléter au maximum mon profil Malt, en détaillant précisément mes expériences passées et en ajoutant des mots clés sur les technologies que je maîtrise, par exemple #Nodje.js #Python ou encore #Java. Cela permet à un potentiel client, d’avoir en un seul coup d’œil, un aperçu de mes compétences. 

La FAQ Malt est très utile lorsqu’on fait ses premiers pas sur Malt. J’avais lu qu’il était important d’obtenir des recommandations d’anciens employeurs, collègues ou collaborateurs. Ces commentaires permettent eux aussi de rassurer le client, sur notamment l’aspect humain.

En quoi le fait de devenir freelance a t-il été bénéfique pour toi ? 

C’est tout simplement la meilleure chose qui me soit arrivée. Dans mes expériences professionnelles passées, on m’avait plusieurs fois proposé un CDI mais je n’en ressentais pas le besoin. Le fait de devenir freelance me pousse constamment à me challenger, à ne pas “m’éteindre” en quelque sorte, et à toujours garder cette soif d’apprendre. Ce que j’aime aussi, c’est le fait d’avoir la possibilité de travailler avec des clients différents, dans des secteurs d’activité qui ne se ressemblent pas 

Quels ont pu être tes doutes et inquiétudes dans le fait de devenir freelance ? 

Le freelancing n’est pas encore très généralisé en France et trouver des informations peut s’avérer compliqué. Notamment sur l’aspect administratif, que je n’affectionne pas du tout. 

Heureusement avec Malt la facturation est hyper simple. Le taux de TVA est déjà appliqué et lorsqu’on envoie un devis, le bon de commande est automatiquement généré. On gagne un temps fou ! 

Ce qui m’aide également sur ce point, ce sont les webinars de la Malt Academy. Je m’inscris à beaucoup d’entre eux, par exemple, cette semaine je participe au webinar dédié à l’optimisation de ses revenus et à sa fiscalité. Et il y a des replays si jamais on loupe une session live. 

Tu as un profil particulier puisque tu n’as effectué qu’une mission depuis ton inscription sur Malt, qui est d’ailleurs toujours en cours. Peux-tu nous en dire plus sur cette dernière ? 

En février 2020, un mois après mon inscription sur Malt, je reçois une demande de mission de la part du fondateur de Nostrum Care. Il avait pour ambition de monter un projet de startup dans le secteur de l’assurance et souhaitait que je collabore avec lui sur le développement back-end. Le courant est tout de suite bien passé. Il m’a d’ailleurs fait confiance dès le début puisqu’il m’a demandé de lui constituer toute une équipe pour travailler sur son projet. Une vraie chance : j’ai pu m’entourer de personnes avec qui j’avais l’habitude de travailler, notamment mon binôme sur le projet Jaab, David développeur back-end inscrit lui aussi sur Malt. Il m’a suffit de transmettre son profil au client et cela fait maintenant un an qu’on travaille ensemble sur le projet Nostrum Care qui verra le jour à la fin du mois de février. Une deuxième version est d’ailleurs déjà en cours… Affaire à suivre. 

Concrètement, comment s’est déroulée la mission ? 

Je travaille depuis le début de la mission à temps plein pour Nostrum Care. Si nous pouvions à la base travailler dans les locaux de l’entreprise, avec la crise du Covid-19 et le premier confinement, nous avons été contraints comme tout le monde de travailler à distance, depuis chez nous. Mais pour recréer un environnement propice au travail, nous avons pris le soin de nous équiper : avec par exemple, des écrans supplémentaires et de vrais espaces de bureau. Aujourd’hui, si on devait revenir dans les locaux, je pense qu’on ne pourrait pas avoir un aussi bon équipement que chez nous ! 

Avez-vous mis en place des outils spécifiques pour travailler à distance ? 

Nous avons mis des outils en place dès le début de la mission afin d’être le plus transparent possible avec le client. La transparence, c’est d’ailleurs selon moi un des points clés de la réussite d’un projet à distance, d’autant plus sur des métiers Tech généralement assez opaques. 

À titre d’exemple, tous les jours nous faisons ce que nous appelons des “Daily”. Ce sont des micro-réunions qui nous permettent de passer en revue les choses qui ont été faites la veille, celles en cours et ce que nous avons prévu pour le lendemain. À la suite de ce Daily, nous envoyons un compte rendu à notre client. De cette manière, il sait exactement sur quoi nous travaillons, il n’y a pas de secret ni de zones d’ombres. 

Sinon, nous travaillons en “Sprint” sur une période de 10 jours travaillés. Concrètement, nous nous concentrons sur un projet précis pendant cette période, par exemple l’optimisation d’une feature. À la fin de chaque Sprint, on présente au client une “recette” c’est-à-dire le résultat de nos avancées pour qu’il puisse ajouter ses commentaires, valider ou invalider notre travail. 

On a également mis en place un Trello : un outil d’organisation des tâches qui permet de les hiérarchiser et de les administrer à un membre de l’équipe. De cette façon, notre client est constamment au courant de la manière dont nous fonctionnons au sein de l’équipe dev et il peut aussi faire remonter plus facilement les informations aux personnes qui sont impliquées dans son projet, aux investisseurs par exemple. 

Cette organisation est cruciale, pour faire avancer le projet bien sûr mais aussi et surtout pour créer un lien de confiance avec le client

Quel conseil donnerais-tu à un développeur qui se lance en freelance ? 

Je le répète, dans nos métiers et spécifiquement pour le développement back-end, le client ne pourra jamais réellement voir le résultat de notre travail. Il faut donc être d’autant plus transparent dans notre travail et dans notre organisation : cela passe par des choses très simples, comme le fait d’expliquer les rôles de chacun.

Une autre chose très importante : vulgariser ses propos et arrêter d’utiliser des mots compliqués ! Le client n’est pas censé tout connaître du métier de développeur et c’est important de rendre les choses le plus intelligible possible. Faire une phrase, plutôt qu’un mot, c’est déjà un grand pas (rires) !